Les troubles de la vision

Les troubles de la vision peuvent  avoir deux causes principales :
-Les défauts visuels qui sont la conséquence de l’évolution de la structure de l’œil avec l’âge ou de troubles de la conformation anatomique et quasi géométriques du globe oculaire. Ces défauts sont la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie.
-Les pathologies oculaires ou maladies de l’œil qui sont essentiellement, la cataracte, le glaucome et la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).

Il est important de bien faire la distinction entre ces deux causes que sont le défaut visuel et la maladie de l’œil qui sans traitement évoluent vers la cécité.

L’œil vieillit comme tous les organes et doit donc faire l’objet d’un examen régulier de dépistage des différents troubles chez l’ophtalmologiste.

Qu’est-ce que la cataracte ?

C’est un trouble de la vision lié à l’opacification progressive du cristallin, structure intra oculaire  en forme de lentille ovale située derrière la pupille, et va donc modifier le rayon lumineux induisant par la perte de transparence une image moins nette et moins claire au niveau de la rétine .

La vision devient plutôt trouble. Il faut s’imaginer le rôle du cristallin qui va se déformer en modifiant sa courbure pour que parvienne une image nette sur la rétine au même titre que la lentille d’un objectif d’appareil photographique pour faire la mise au point.

C’est la première cause de cécité dans le monde. En France, elle touche 20% de la population après 65 ans et deux tiers après l’âge de 85 ans.

Le seul traitement est chirurgical, il consiste à remplacer le cristallin au cours d’une intervention rapide, réalisée en ambulatoire.

La quasi-totalité de la vision est retrouvée dès le lendemain.

Le vieillissement n’est pas le seul facteur qui induit cette pathologie qui peut se manifester de façon plus précoce lors de cas :
- Un choc direct sur l’œil avec ou sans plaie.
- Un défaut visuel comme la myopie.
- La prise de médicaments comme la cortisone sur une longue période.
- La radiothérapie orbitaire.
- Le diabète.
- L’hypertension artérielle.
- L’obésité.
- Le tabagisme.
- Alcoolisme.
- L’exposition solaire sans lunettes de protection.

Il n’existe aucune prévention, son apparition est imprévisible selon l’âge.

Qu’est-ce que le glaucome ?

C’est une maladie oculaire qui touche les personnes  après l’âge de 45 ans.
Elle est due à une augmentation de la pression intra oculaire entrainant une compression du nerf optique (responsable de la vision en général puisque relié directement au cerveau) et une diminution du champ visuel qui réduit l’espace de la vision.

On distingue principalement le glaucome aigu (ou glaucome par fermeture de l’angle) qui est relativement rare et le glaucome chronique (ou glaucome à angle ouvert), forme la plus fréquente.
De nombreux traitements médicaux existent, sous forme de collyres essentiellement. En cas d’échecs de ceux-ci, il faut avoir recours au laser ou à la chirurgie. Dans l’immense majorité des cas, le glaucome est contrôlable, à condition d’être régulièrement suivi par son ophtalmologiste.

Les facteurs de risque les plus importants du glaucome aigu sont :

• l’hypermétropie
• un âge supérieur à 50 ans
• un début de cataracte
• le sexe féminin
• le stress

Le glaucome chronique, plus fréquent, évolue très lentement et les premières gênes visuelles ressenties par les patients ne surviennent qu’environ 10 ans après le début de la maladie.

Le plus souvent, lorsqu’il est diagnostiqué tôt et bien traité, le glaucome n’évolue pas et la vision se stabilise. Si un traitement n’est pas mis en route, il peut évoluer et finir par gêner la conduite automobile ou la lecture.

En l’absence de prise en charge, il aboutit parfois à la cécité complète, c’est à dire à la perte de toute vision. Heureusement, cette grave complication reste actuellement très rare.

Qu’est-ce que la DMLA ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (ou DMLA) est une maladie de la rétine.

Elle apparait après 50 ans et évolue progressivement. À un stade avancé, la personne atteinte ne voit plus au centre de son champ de vision (on parle de cécité limitée).

Après atteinte du premier œil, il existe un risque accru d'atteinte oculaire bilatérale (risque d’environ 10 % par an). La DMLA est une maladie très invalidante et chronique. Elle est la principale cause de malvoyance chez l’adulte de plus de 50 ans dans les pays industrialisés.

La fréquence croit avec l’âge. Environ 15 % de la population de plus de 80 ans présentent une DMLA grave.

L’origine précise de la DMLA est mal connue. Elle correspondrait au vieillissement trop rapide de la macula, la zone centrale de la rétine. Si la macula est abimée, la vision centrale est floue et imprécise tandis que la vison périphérique ou de côté est conservée.

Il existe deux formes de DMLA :

La DMLA atrophique, ou sèche : elle correspond à un amincissement anormal de la macula. Elle provoque une altération lente et progressive de la vision centrale. À ce jour, aucun traitement n'existe pour traiter la DMLA sèche.
La DMLA exsudative, ou humide : elle se caractérise par le développement de vaisseaux sanguins (appelés néo-vaisseaux) dans la macula. Ces vaisseaux anormaux sont fragiles et laissent diffuser du sérum ou du sang qui perturbent l’organisation de la rétine. La forme exsudative représente 35 à 65 % des cas de DMLA à un stade tardif. Son évolution peut être particulièrement rapide, conduisant à une perte de la vision centrale en quelques semaines. Des traitements existent pour la DMLA humide permettant de ralentir son évolution. Une surveillance est nécessaire en raison du risque d'aggravation rapide.

La DMLA affecte un seul œil ou les deux. Des formes mixtes peuvent être observées avec un œil présentant une DMLA sèche et l'autre une DMLA humide.

Les facteurs de risque de la DMLA sont :

• l'âge : la DMLA apparaît après 50 ans et sa fréquence augmente avec le vieillissement ;
• la consommation de tabac : fumer multiplie par 4 à 6 le risque de développer la maladie ;
• la prédisposition génétique : certaines familles sont plus exposées que d’autres.

Les antécédents cardiovasculaires, la surcharge pondérale, une mauvaise alimentation, une exposition excessive à la lumière seraient des facteurs de risque.

 

 

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