La sclérose en plaques

En France, environ 100.000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques (SEP), maladie neurologique de la personne jeune  et plus fréquente chez la femme. 
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central (cerveau et moelle épinière).

Il existe 2 formes de la maladie :
- La plus fréquente (85% des cas) est diagnostiquée chez des trentenaires : c’est
«la forme rémittente-récurrente » : elle évolue par poussée et les symptômes disparaissent pendant plusieurs mois ou plusieurs années.
- La deuxième forme est appelée « progressive », elle est diagnostiquée plus tardivement (vers 40 ans et plus) : les symptômes perdurent et il n’y a pas de rémission.

Cette maladie se joue au niveau du système immunitaire du patient : ses propres anticorps s’attaquent à la gaine de myéline, l’enveloppe entourant les axones, partie terminale des neurones. Il en résulte des lésions à l’aspect scléreux (=dur) au niveau du cerveau et de la moelle épinière ; ces lésions sont appelées plaques, d’où le nom de la maladie.

Concernant les symptômes de la SEP, c’est une maladie extrêmement hétérogène : certains patients sont très impactés au quotidien et d’autres peu ou pas, en dehors des poussées.     Le système immunitaire se dérègle et entraîne des perturbations en fonction du lieu des lésions : motrices, sensitives, cognitives - une extrême fatigue accompagne le plus souvent ces symptômes. Certains patients peuvent souffrir de troubles de la mémoire et de la concentration, parfois de dépression.

Les causes de la maladie restent à définir : les chercheurs pensent qu’il existe certains facteurs génétiques favorables au développement de la maladie, sous l’influence de facteurs environnementaux tels que le manque d’ensoleillement, l’exposition au tabac, la pollution…

Le traitement des poussées se fait par l’injection intraveineuse ou l’ingestion de comprimés de cortisone à fortes doses sur 3 à 5 jours.
Le traitement de fond repose sur des médicaments immuno-modulateurs ou immuno-supresseurs pour les formes sévères qui vont agir au niveau du système immunitaire pour diminuer l’activité des anticorps du patient. 

La rééducation (kiné, orthophoniste…) fait partie de la prise en charge de la maladie, en fonction des atteintes.
On ne guérit pas de la sclérose en plaques mais les nouveaux traitements et l’intense recherche qui est faite notamment sur la réparation de la gaine de myéline permettent d’être optimiste face à l’évolution de la maladie.

Pour aller plus loin